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Seconde revendication commune sur l’emploi précaire

Ces dernières décennies, le travail précaire a pris une ampleur considérable dans tous les pays d’Europe et dans le monde entier.
 
Non seulement un taux de chômage élevé persiste dans de nombreux États membres de l’UE, mais nous assistons également à une érosion des formes d’emplois classifiées comme étant la « norme », « standards » ou « typiques ». Il va sans dire que ces développements mettent en péril et portent préjudice aux chances des travailleurs d’obtenir un emploi décent, si bien que dans ce monde en pleine évolution, ils sont les premières victimes du système et de la crise économique actuelle. Les statistiques relatives à l’emploi démontrent clairement que les jeunes travailleurs, les travailleurs migrants, mais surtout les femmes, constituent les groupes les plus vulnérables.
 
Mais, de toute évidence, lorsque se profilera la reprise économique, les emplois précaires seront de nouveau les premiers à être proposés, peut-être même dans des conditions pires que celles que nous connaissons aujourd’hui. Les problèmes actuels résultent, dans une large mesure, directement des pratiques des entreprises qui, en quête d’une plus grande flexibilité, créent des divisions du travail. Bon nombre d’employeurs ont adopté à cet égard des stratégies agressives qui visent à externaliser vers des entreprises de services spécialisées les éléments secondaires de leur activité comme l’entretien, le nettoyage, l’administration, la programmation informatique et, de plus en plus, les activités de recherche et développement. Parallèlement, ces stratégies s’accompagnent toujours plus d’un recours à diverses formes de contrats de travail précaires ainsi qu’à des agences d’intérim, souvent capables de fournir ponctuellement de la main-d’œuvre bon marché.
 
Ces dernières années, partout en Europe, les syndicats ont été sans cesse confrontés aux tentatives des employeurs d’éroder les droits des travailleurs en recherchant une plus grande flexibilité. Ce comportement a engendré un marché de l’emploi moins régulé, plus vulnérable et plus instable, propice au développement des inégalités. Gouvernements et employeurs affirment que la flexibilité constitue une opportunité pour l’emploi, mais ils passent outre/oublient en règle générale les aspects liés à la sécurité et au droit du travail. Ceci engendre de l’emploi précaire. La crise économique actuelle, provoquée par la crise des marchés financiers, l’a montré une fois encore : la Banque centrale européenne, suivie par de nombreux gouvernements, a vu dans la crise une opportunité de relancer le débat sur sa version de la flexicurité.
 
Il est sans cesse demandé aux travailleurs d’être plus flexibles, d’accepter des changements rapides dans l’organisation de leur travail, de s’adapter de plus en plus à l’allongement des heures de travail, d’accepter des contrats moins sûrs, d’accepter des contrats temporaires, d’accepter des contrats garantissant moins de droits, sans égalité de traitement, et de travailler aussi bon marché que possible … En d’autres termes, il leur est demandé de nier l’équilibre vital inhérent au concept de départ de la flexicurité, en réclamant plus de flexibilité tout en réduisant la sécurité des travailleurs. Cela accroît non seulement l’insécurité des travailleurs mais aussi, dans une même mesure, le stress lié au travail et, par conséquent, entrave le respect des exigences en matière de santé et sécurité.
 
En outre, à cause de cette évolution, il est de plus en plus difficile de trouver un équilibre juste et sain entre travail et vie privée. Il a été prouvé qu’il existe un lien entre la détérioration des conditions de travail des femmes et l’augmentation de la précarité de la société elle-même (l’organisation de la vie de famille, la garde des enfants, etc.…). La différence homme-femme constitue un aspect important du travail précaire.
 
Un facteur essentiel du travail précaire réside dans le fait que les femmes, les jeunes, les migrants – des groupes de travailleurs particulièrement vulnérables - sont généralement sur-représentés.
 
Outre l’impact direct sur la vie et le bien-être des travailleurs, cette évolution entraîne aussi une autre répercussion malheureuse : les formes précaires d’emploi et le transfert de certaines tâches vers des sous-traitants minent fréquemment les conventions collectives et le Modèle social européen.
 
La FEM considère clairement que les contrats à durée indéterminée avec un employeur constituent la forme de réglementation contractuelle la plus sûre, comme le stipulent d’ailleurs les conventions de l’OIT. Nous reconnaissons néanmoins que le travail précaire peut survenir dans un large éventail de situations.
 
Par « travail précaire » ou emploi précaire, on entend en fait un travail qui n’offre pas une sécurité suffisante pour accéder ou se maintenir à un niveau de vie acceptable dans la société en général. Cela crée un sentiment d’instabilité, un sentiment d’insécurité face à un avenir incertain. L’emploi précaire est une problématique très vaste. La façon dont il est perçu, ressenti et vécu est très personnelle. Elle dépend directement de la situation professionnelle au sein de l’usine, de l’entreprise (type de contrat accordé, conditions salariales, informations mises à disposition, …) mais aussi de la position personnelle dans la société au sens large (dans quelle mesure le travail est reconnu, respecté, considéré…).
 
En tout état de cause, des emplois peuvent toujours être considérés comme précaires si ce sont des emplois (n’)offrant :
• une sécurité (d’emploi) faible ou nulle
• un salaire bas ou non garanti
• un accès nul ou insuffisant à la sécurité sociale
• (en matière de pension, d’assurance maladie, d’allocation de chômage)
• aucun contrôle sur le processus de travail, lié à la présence ou à l’absence de syndicats, lié au
• contrôle des conditions de travail, des salaires et des cadences de travail
• aucune protection contre les licenciements
• aucun accès à la formation professionnelle
• pas de perspectives de carrière
• que peu ou pas de santé et sécurité sur le lieu de travail
• aucune protection juridique ou contractuelle
• aucune représentation syndicale
Il est impossible de citer toutes les nouvelles formes de relations contractuelles créées ces dernières années, tout simplement parce qu’elles sont trop nombreuses et parce que les employeurs et les gouvernements se montrent très créatifs lorsqu’il s’agit de développer de nouvelles formes de contrats de travail. Le facteur déterminant réside dans le fait que les systèmes de protection liés aux contrats à durée indéterminée normaux sont partiellement ou totalement supprimés.
 
Toutes ces formes d’emploi ont pour point commun de découler d’une relation de travail standard (contrat à plein temps à durée indéterminée avec un seul employeur), mais elles ne doivent pas toujours être considérées comme précaires dans la mesure où une législation et/ou des conventions collectives de qualité peuvent accroître la sécurité de ces formes contractuelles.
 
À cet égard, la FEM, en étroite coopération avec la FIOM, a déjà organisé une journée d’action mondiale contre le travail précaire le 7 octobre 2008 et a fermement l’intention de poursuivre ses activités dans ce domaine.
 
La FEM et ses affiliés décident par conséquent, et conformément à la décision du Congrès de Lisbonne de juin 2007, d’initier une deuxième revendication commune de la FEM dans le cadre des prochains cycles de négociations collectives, sur le thème « Pour des emplois plus sûrs – contre le travail précaire ».
 
Toutefois, nous ne pouvons négliger les aspects juridiques étroitement liés à l’emploi précaire. Il n’est pas possible de tout résoudre par des conventions collectives. C’est pourquoi notre deuxième revendication commune est une extension de la campagne plus large menée par la FEM/FIOM contre le travail précaire.
 
Cette deuxième revendication commune doit être mise en œuvre à l’intérieur des différents pays dans le respect des priorités nationales en la matière, des traditions et méthodes nationales en matière de négociations collectives, et elle peut donc aussi inclure différents éléments qui sont fonction de la situation dans les différents pays.

Conférence de lancement de la seconde revendication commune
 
Plaquette de présentation de la seconde revendication commune