Juin 2010
La diminution des effectifs se poursuit chez HP, premier constructeur informatique mondial : celui-ci a annoncé début juin la suppression, étalée sur trois ans, de 9000 postes dans le monde, dans son activité de services aux entreprises.
Le groupe a également annoncé un nouveau plan de départ en Europe, concernant près de 3700 personnes. Mais la France ne semble pas menacée.
Jean-Paul Vouiller, élu CFTC au comité d'entreprise européen et secrétaire du comité de groupe HP en France, s'est en effet exprimé ces derniers jours dans la presse : "Nous avons été informés lors du CE européen du 27 mai que ce sont surtout les filiales anglaises, espagnoles et allemandes qui sont concernées. D'uatre part, HP France est dans l'impossibilité de procéder à de nouveaux PSE d'ici à 2012, suite à l'accord du 30 juillet 2009 signé avec 12 syndicats sur 16".
On peut lire également sur le blog de l'actualité sociale HP, animé par la CFTC :
" En France, l'impact devrait être assez faible pour deux raisons : nous savons, suite au CE Européen du 27 mai, qu'en Europe ce sont surtout l'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne qui sont concernées. L'autre raison est l'impossibilité de nouveaux PSE en France d'ici 2012, suite à l'accord du 30 juillet 2009 : "Les sociétés HP, HPCCF et HP ESF (ex EDS) s'engagent à ne pas notifier de nouveaux licenciements pour motif économique dans le cadre de nouveaux plans de sauvegarde de l'emploi (livre II) avant le 31 décembre 2011, hors ceux mentionnés dans le présent accord ou qui seraient la conséquence d'une acquisition".
La CFTC HP est solidaire et en contact avec les syndicats des pays qui ne sont pas protégés à court et moyen terme par des clauses sur l'emploi comme en France (HPF, HPCCF, HP ESF et Alcanet) et qui vont être impactés au premier semestre 2011 par les 3678 suppressions dans la zone EMEA. A noter la perspective de 925 embauches en Europe mais qui ne concernent pas la France.
La CFTC demande que le nouveau Comité de groupe, qui doit se réunir le 18 juin (date prévue dans l'accord), s'il est constitué et convoqué un jour, traite les conséquences éventuelles pour la France de ces annonces."
Le blog signale aussi : "Pour information, un inspecteur du travail de Nanterre en charge de HP ESF vient de casser le PSE et l'autorisation de licenciement des salariés protégés (élus) pour absence généralisée de motifs économiques justifiés. Et la Direction ne va pas faire appel de cette décision. Ca ne change rien pour les salariés partis dans le PSE, mais pour les ex élus cela retarde leur départ. HP commence à être dans le collimateur des pouvoirs publics pour ses PSE à répétition (2001, 2003, 2006, 2009...)".