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General Motors Strasbourg : le site repris par GMC

 
 
Août 2010
 
General Motors Company (GMC) a racheté le site.  Les salariés ont dû faire des sacrifices.
 
 
 
Pour un euro symbolique, General Motors Company a officiellement racheté le 30 juillet son site de Strasbourg, fabricant de boîtes de vitesse.
 
Après des mois d'incertitude, c'est un soulagement pour les salariés même si la pilule est amère et si des incertitudes demeurent concernant l'avenir du site.
 
GMC avait conditionné ce rachat à un gel des salaires sur deux ans, pas d'intéressement jusqu'en 2013 et une renonciation à plus d'un tiers des 16 jours de RTT, ce qui équivaut à une baisse de 10% du coût de la main d'oeuvre. 
 
En contrepartie, GMC maintient les effectifs et garantit un carnet de commandes jusqu'en décembre 2013.
 
Deux mois sont nécessaires pour rendre cette vente effective (après avis de la Cour des faillites de New York et passage par le tribunal du commerce en France).
 
 
                  "Le meilleur du pire" 
 
Le mois de juillet a été intense pour la section CFTC et les partenaires sociaux. "Si on ne signait pas avec General Motors, nous étions liquidés dans la foulée, nous avons bataillé pour avoir le maximum de garanties", commente Thierry Stachel, délégué syndical CFTC et représentant CFTC au comité d’entreprise.
 
"Bien sûr ce n'est jamais facile de perdre des acquis, nous nous étions battus à l'époque pour les obtenir, c'est une défaite, mais c'était cela ou perdre son emploi, c'est "le meilleur du pire".
 
Les négociations ont permis d'obtenir une annualisation des RTT et des repos compensateurs au lieu de l'annualisation du temps de travail demandée par la direction. Si GM se séparait de l'usine avant 2013, elle devra rembourser aux salariés les 10% d'efforts financiers consentis dans le cadre de cet accord de reprise (environ 6,5 millions d'euros).
Cette disposition figure à la fois dans l'accord et dans le PSE actuel.
 
En juillet, les salariés du site ont voté à plus de 70% en faveur de ce projet de reprise : "A la CFTC nous voulions un référendum par collège ; en effet le collège cadre est le moins impacté par les 10%. Mais le syndicat majoritaire ne l'a pas voulu."
CFDT, CFTC et FO ont ratifié l'accord, mais pas la CGT.
 
Aujourd'hui l'usine ne compte plus que 1130 salariés (contre 3000 environ il y a dix ans).
En dehors de BMW et General Motors, l'usine devrait compter prochainement comme clients Mercedes, Peugeot et Renault, précise Thierry Stachel. A suivre...
 
Les élections professionnelles se dérouleront en novembre, et la CFTC y participera.
 
Voir le reportage de France 24 le 20 juillet
 
 
Lire également sur ce site notre article sur la situation début 2010 :
General Motors strasbourg : des salariés inquiets mais déterminés