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Communiqué de presse du 2 juin 2010

 
 
La Fédération CFTC Métallurgie choquée et inquiète
de la peine requise contre un ancien directeur du programme Concorde

  
Au procès de l'accident du Concorde, le procureur, Bernard Farret, a requis une peine de deux ans de prison avec sursis à l'encontre de Henri Perrier, qui avait été directeur du programme Concorde chez Aérospatiale. Le tribunal correctionnel de Pontoise rendra son jugement le 6 décembre.
 
La CFTC Métallurgie et la coordination EADS expriment leur étonnement de voir réclamer une telle sanction contre un directeur de programme. En effet, si la conception d'un appareil est bien du ressort de l'industrie, il n'appartient pas à celle-ci de se donner l'absolution lors de la certification. Or le but de la certification est bien de s'assurer de la sécurité fournie par l'appareil et cette assurance est effectuée et validée par les autorités de tutelle qui relèvent de l'Etat.
On ne voit pas en quoi la responsabilité de Henri Perrier pourrait être mise en cause dans un tel cadre, puisque l'avion était garanti conforme et sûr par les autorités publiques, seules habilitées à délivrer un certificat de navigabilité.
 
Par ailleurs, la CFTC Métallurgie et la coordination EADS s'inquiètent de la mise en cause de concepteurs d'appareils quels qu'ils soient, ces mises en cause semblant  récurrentes depuis un certain nombre d'années, alors même qu'il existe des normes à respecter et que les produits en question respectent ces normes.
 
Il est d'ailleurs étonnant que le ministère public entende poursuivre des acteurs qui se sont pliés aux lois mais n'ont pas prévu ou pu prévoir que des accidents arriveraient même dans le cadre des lois et de leur stricte application.
 
Cette nouvelle chasse aux sorcières des quelques techniciens qui restent en notre pays ne manquera pas, hélas, de décourager les jeunes à se consacrer à des carrières industrielles et d'encourager les plus audacieux à s'exiler vers des pays, asiatiques notamment, d'où manifestement viendront les innovations de demain, sous forme d'importations sur lesquelles, semble-t-il, le ministère public est nettement moins regardant quant au respect des normes.
 
Au final, on a l'avenir que l'on mérite. Il ne fait nul doute que si la justice du début du vingtième siècle s'était comportée de cette manière, on ferait toujours les voyages transatlantiques en bateau... Sans alternative !
 
Contact presse : Véronique Lafon-Rémont
Téléphone : 01 43 65 56 95