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Dans l’automobile, quelle place pour les femmes ?

 
Mars 2017 
 
 
 
Maya Besnardeau, vous êtes conseillère fédérale depuis le Congrès de Marseille et par ailleurs DSC chez Norauto, le spécialiste de l’entretien et de l’équipement de la voiture. Comment voyez-vous la place des femmes aujourd’hui dans les services de l’automobile et la métallurgie ?

Les choses ont certes évolué mais elles restent encore éloignées de ce qu’il faudrait. En effet, ce métier est un métier à forte population masculine mais on sent que les choses changent, les filles se forment au métier de l’automobile et à court terme nous espérons en voir encore plus intégrer ce secteur d’activité. Malgré cela, les employeurs qui voient arriver une candidate féminine, notamment dans les métiers de l’atelier, hésitent lourdement avant de l’embaucher. La discrimination à l’embauche existe encore dans nos métiers par rapport aux femmes.

Dans votre entreprise, Norauto, les représentantes syndicales sont-elles aussi nombreuses que les représentants syndicaux  et voyez-vous des différences dans la manière d’aborder les dossiers et les négociations ?

Il est certain que depuis la création de sections syndicales dans notre entreprise, les délégués syndicaux masculins y sont en place depuis le début. Mais cette année, pour diverses raisons, 2 femmes déléguées syndicales ont remplacé 2 hommes « sortants ». La parité est en marche ! Je ne suis pas inquiète car je pense que les femmes sont plus courageuses et plus volontaires pour se former et à court terme nous verrons une féminisation des représentants du personnel. Ce que je constate dans mon entreprise, c’est qu’il y a de plus en plus de femmes dans les réunions de négociation. Elles sont présentes dans les centres, à l’écoute des salariés, et elles veulent faire remonter les attentes.

Comment préparez-vous dans votre entreprise l’arrivée de la parité femmes-hommes qui figure dans la Loi Rebsamen et doit s’appliquer à partir du 1er janvier 2017 ?

Avec la plus grande joie, il est évident que notre syndicat CFTC va communiquer en direction des salariés  de manière intensive. De façon à ce que tous les salariés prennent conscience qu’il existe désormais une parité et qu’elle doit être respectée. Certains hommes auront peut être du mal à laisser leur place sur la liste mais avec un peu de discussion, les choses se feront naturellement

Quels sujets concernant les femmes dans nos branches, mériteraient selon vous d’être creusés via des remontées d’informations et des propositions venant du terrain ?

Bien évidemment nous allons commencer par l’égalité hommes-femmes en terme de salaire, de formation,  mais surtout en terme d’évolution de carrière car on sent bien que les postes à responsabilité sont pris principalement et en priorité  par les hommes. Par exemple, chez Norauto France qui compte environ 5000 hommes et 1000 femmes, nous n’avons que 10 directrices de centres sur 260 centres dans toute la France.

Je pense également que l’on pourrait envisager de négocier des aménagements d’horaires pour les femmes qui sont seules avec des enfants en bas âge.

Pouvez-vous nous donner un exemple de nouveauté sociale concernant la prise en compte des femmes dans l’entreprise ?

Et bien je pense à la parité hommes/femmes en matière d’élections professionnelles, évoquée précédemment, instaurée par la loi Rebsamen, qui bouleverse un peu la gente  masculine. Chez Norauto, les femmes sont déjà bien représentées sur les listes. Il va falloir continuer dans ce sens. Je pense également à un article récent du Code du travail concernant la section « protection de la grossesse et de la maternité » (lire le pavé ci-contre).

Vous avez également un projet qui vous tient à cœur portant sur la mutualisation des accords d’entreprises signés par la CFTC.  Comment cette idée pourrait-elle prendre forme ?

Il s’agit en fait d’un projet de mutualisation d’accords d’entreprise. J’entends par la, recueillir pas le biais des DSC, DS, membres du conseil fédéral... un maximum d’accords émanant de leur entreprise, les mettre à disposition de tout salarié mandaté qui en aurait besoin dans le cadre de son mandat. Il arrive parfois que l’on se sente démunis face à une première réunion de négociation, n’ayant aucun appui, aucun modèle de projet d’accord. Même si l’on sait que très souvent les accords sont propres à un secteur d’activité, il n’empêche que très souvent on y retrouve des propositions qui touchent tous les secteurs ! Je pense à l’égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, le handicap...

Dans un deuxième temps, cette mutualisation pourrait servir de base pour une création de trame d’accord, reprenant toutes les valeurs et les idées que la CFTC défend. Ces bases d’accords seraient ensuite adaptables à chaque entreprise.

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Article L1225-4 (modifié par la loi n°2016-1088 du 8 août 2016- art.10)

« Aucun employeur ne peut rompre le contrat de travail d’une salariée lorsqu’elle est en état de grossesse médicalement constaté, pendant l’intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit au titre du congé de maternité, qu’elle use ou non de ce droit, et au titre des congés payés pris immédiatement après le congé de maternité ainsi que pendant les dix semaines suivant l’expiration de ces périodes. (…)

Code du travail. Section 1 : protection de la grossesse et de la maternité. Sous-section 1 : embauche, mutation et licenciement