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Le procès d’intention fait par la CGT sur les négociations nationales de Branche

 14 février 2017
 
Le vendredi 3 février dernier la CGT a décidé de quitter les négociations nationales de la branche.

La CGT est libre de ses choix, mais elle ne saurait faire un procès d’intention aux négociateurs qui poursuivent un processus qui exige des efforts considérables sur la durée.

Il est trop aisé d’invoquer de l’extérieur la « remise en cause de nos classifications », de parler de « parodie de négociation » ou de « régression sociale ».

Aussi convient-il de rappeler quelques principes sur cette négociation, de manière à relativiser la vision étriquée présentée par la CGT.

Premièrement, les négociations engagées au niveau national ont en particulier pour objectif de définir un socle commun de règles conventionnelles minimales ayant vocation à s’appliquer à tous les salariés de la métallurgie. En outre pour la CFTC il ne s’agit pas de vider de sa substance le dispositif conventionnel de la métallurgie mais de le moderniser et de l’améliorer.

Deuxièmement, les négociations qui peuvent être menées au niveau national et au niveau territorial sont et demeurent autonomes les unes par rapport aux autres. La négociation du dispositif national n’implique pas qu’il faille déclencher  des négociations territoriales. Les partenaires sociaux des conventions départementales, dont les organisations syndicales, demeurent libres de leurs négociations. 

Troisièmement, en cas de dispositif national achevé, et sur un plan strictement juridique, les partenaires sociaux territoriaux demeurent maîtres de leur liberté et de leurs conventions. Ils peuvent négocier la transposition d’un dispositif national modernisé, ou demeurer dans leurs anciens accords.

Quatrièmement, à propos du système de classification. Les partenaires sociaux, et la CFTC s’en montrera intransigeante, poursuivent l’élaboration d’un système de classification objectif et juste qui rende compte du travail effectivement tenu par les salariés, et ce dans le strict respect du contrat de travail. La prise en compte du travail réellement accompli implique donc de prendre en compte les caractéristiques de l’emploi occupé et, ainsi, le mérite du salarié résultant de son activité

Cinquièmement. Il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause les diplômes qui demeureront toujours une référence dans l’appréciation des compétences requises pour un poste. Mais au regard des besoins d’un poste, il est tout aussi possible d’apprécier une compétence ou un savoir d’après une expérience ou un potentiel. 

Ces rappels pour dire qu’il ne convient pas de jeter le doute sur les partenaires sociaux qui poursuivent les négociations. Il ne convient pas non plus de créer un climat de suspicion chez les salariés, en invoquant des considérations partielles et inexactes. Il faut donner sa chance à des négociations qui ont pour objectif de moderniser et d’améliorer la convention de branche. Pour la CFTC il s’agit en particulier de défendre les emplois, les Garanties et des conditions de travail. Aussi messieurs de la CGT, arrêtez de tromper les salariés, car les organisations syndicales territoriales garderont si elles le désirent, et dans tous les cas, la main sur leurs négociations. Arrêtez de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas.
 
Joseph Crespo, Président fédéral