La production automobile mondiale a fortement progressé au cours des dernières années. Très concentrée, l’industrie de ce secteur est dominée par dix grands groupes mondiaux qui assemblent plus de 70% de la production.
Au niveau mondial en 2008, PSA Peugeot Citroën se situait à la 8ème place et Renault Dacia Samsung à la 11ème place.
La France est le 2ème pays producteur en Europe après l’Allemagne.
Tous les grands constructeurs ont délaissé leurs anciennes bases de production au profit de nouvelles usines dans des pays émergents où les coûts salariaux sont faibles et où les ménages sont peu équipés.
Les groupes français, Renault et PSA Peugeot Citroën ont pris part à cette mondialisation de la production. Renault ne produit plus désormais que 25% de ses voitures en France et PSA un peu plus de 47%.
Ils ont investi dans les pays à l’est de l’Europe, en Turquie, ainsi qu’en Asie et en Afrique du Nord.
De 1997 à 2007, les constructeurs français avaient pu augmenter de 53% leur production mondiale. La crise économique et financière a mis fin à cette longue période de croissance.
En 2008, elle a chuté de 6,1 % en raison de la crise mondiale.
Les marchés étrangers représentaient en 2008 trois quarts des débouchés des constructeurs français.
L’enjeu de la compétitivité
Dans un marché mondial très concurrentiel, les constructeurs français d’automobiles doivent être compétitifs ;
les contraintes sont fortes, par exemple le haut niveau de l’euro qui représente un handicap à l’export, ou les hausses des prix des matières premières exprimés en euros.
Faire face à la crise
Les baisses significatives de chiffres d’affaires ont des répercussions sur l’ensemble du secteur automobile.
Le taux de marge de la branche automobile devrait dans ce contexte continuer à se dégrader, ce qui affectera les investissements et la recherche.
Les mesures gouvernementales (primes à la casse…) soutiennent ce secteur aux besoins particuliers.
Des mesures temporaires pour le maintien de l’emploi
L’activité partielle de longue durée (APLD) a été mise en place en2009. Dans ce cas, la réduction d'activité est envisagée pour une période de longue durée : période de 3 mois minimum renouvelable sans que la durée totale puisse excéder 12 mois.
S’ajoutant à l’allocation spécifique de chômage partiel, une allocation complémentaire est versée au salarié de telle sorte que l’indemnité horaire est portée à 75 % de la rémunération horaire brute ; cette allocation est en partie financée par l’Etat et par l’organisme gestionnaire du régime de l’assurance chômage.
La mise en oeuvre de l’APLD est soumise à la conclusion d’une convention entre une organisation professionnelle ou interprofessionnelle ou une entreprise et l'Etat. Elle comporte des contreparties en termes de maintien dans l'emploi.
NB : Chiffres et données proviennent du Comité des constructeurs français d’automobiles.